Manager un projet, prenez exemple sur Gustave Eiffel !!!

Tout le monde connaît la Tour Eiffel, elle est le symbole de la France depuis sa création en 1889. Elle attire près de 7 millions de visiteurs chaque année. Et pourtant sans la confiance, la méthode et la ténacité d’un homme, elle n’aurais sans doute jamais vu le jour. Gustave Eiffel a managé ce projet, ce chantier, d’une façon totalement moderne, il a fait preuve pour l’époque de qualités d’organisation et de management dont on peut encore s’inspirer aujourd’hui.

Gustave Eiffel a dû faire face à plusieurs obstacles comme la nouveauté du matériau, les délais imposés, les aléas climatiques ou la grève des ouvriers (Et oui déjà à l’époque icon smile Manager un projet, prenez exemple sur Gustave Eiffel !!! ).

Dépasser l’objectif assigné

C’est le Ministère de l’industrie et du commerce de l’époque qui passe la commande à Eiffel pour un projet « phare » de l’exposition universelle de 1889. Faire rayonner la France hors des frontières et fédérer les Français qui sortent d’un siècle tourmenté.

L’ingénieur va donc rechercher les besoins non exprimés par le Ministre et s’en servir pour établir son projet. Ce ne sera donc pas seulement l’édification d’une tour monumentale, chef d’oeuvre de technique, mais elle servira aux expérimentations scientifiques (météorologique notamment) et elle sera accessible au public avec des entrées payantes.

Favoriser les initiatives des collaborateurs

Gustave Eiffel va donner carte blanche à ses deux ingénieurs d’étude en chef, en leur indiquant un simple cahier des charges. Il ne souhaite pas être dirigiste sur « l’idée qui devait marquer les esprits » lors de l’exposition.

C’est alors que les deux ingénieurs partent sur l’idée d’une tour de 1000 pieds de haut, en utilisant pour la première fois du fer.

Eiffel sait que c’est un rude pari, mais il ne va pas énumérer les objections à la proposition des ingénieurs, au contraire il va les pousser en leur posant des questions, sur l’alliage de fer, l’esthétique, la résistance au vent. Et il se garde de faire à leur place, les laissant trouver les solutions.

Un plan de communication bien rodé

Gustave Eiffel va devoir convaincre du bien fondé de son projet, face à 160 autres dossiers de candidature. La communication est son point fort et il va imaginer un plan pour parvenir à ses fins. Il va d’abord convaincre le comité de pilotage en produisant deux documents : un synthétique de 10 pages qu’il va diffuser largement au près des décideurs et un plus élaboré pour les sceptiques, les tatillons.

Une fois son projet élu, il va le défendre face à ses détracteurs, la presse, les professionnels en les invitant à visiter le chantier dès l’inauguration du premier étage de la tour et à rencontrer les ouvriers et les contremaîtres. Le grand public, des collégiens seront aussi invités.

Intervenir quand il le faut

Laisser carte blanche aux collaborateurs aura été un des principes appliqués par Gustave Eiffel, mais en cas de difficultés il sait aussi intervenir. Par exemple lors des deux grèves des ouvriers, Eiffel a su répondre en leur accordant des « avantages ».

Lors de la première grève il crée une cantine au 1er étage de la tour pour éviter aux ouvriers de monter 4 fois par jour les marches. Pour la seconde grève due au froid très rigoureux, il va permettre aux ouvriers de travailler au sol pour peindre les pièces et crée une « prime de risque » pour les plus exposés.

C’est ainsi que Gustave Eiffel a su fédérer les énergies autour de lui, pour manager un projet, qui va devenir au fildes ans, un des monuments les plus visités de France.

Source : entrepreneur-né.com

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