3 questions à Thomas Letu, directeur associé d’une SSII

1/ Philippe Letu, vous sollicitez fréquemment des consultants ayant recours au portage salarial. Quelles sont les différences fondamentales entre un consultant indépendant issu d’une société de portage salarial et un salarié classique ?

« Prendre un consultant est plus risqué car, la plupart du temps, les porté sont plus volatiles que les salariés. Cela peut être un peu délicat. Mais la qualité de la société de portage peut être un atout. Ils interviennent dans la facturation et apportent un cadre de travail formalisé. C’est une relation très professionnelle qui ne pose aucun problème. »

2/ Quelle en est la valeur ajoutée ?

« Le porté travaille à la mission. C’est très différent d’un statut de salarié. Les gens choisissent eux-mêmes ce mode de fonctionnement. Les relations sont différentes avec les portés. C’est véritablement un travail par contrat. Mais quand on a quelqu’un de sérieux, cela ne fait plus tant de différence. Quand le porté est professionnel, on leur trouve des missions régulières, presque autant qu’à nos propres salariés. C’est une relation personnelle, de fidélité professionnelle. Si cela marche bien, c’est une relation assez pérenne. »

3/ Selon vous, quels sont les avantages pour les portés eux-mêmes ?

« Pour les portés, c’est intéressant car on a tout le temps besoin de spécialités, de qualifications particulières. Pour nous, c’est une formule très souple qui permet de trouver les bonnes compétences au bon moment. Le portage est une formule adaptée pour certains publics qui n’arrivent pas à trouver du travail en France. Pour les jeunes, ça signifie plus de liberté. Pour les autres, c’est une bonne façon de trouver du travail. Selon moi, beaucoup d’indépendants vont disparaître au profit du portage, car être indépendant est vraiment trop difficile à gérer au quotidien. Le portage apporte une vraie solution. Il peut être porteur dans certaines situations. »