3 questions à Laure Résiodt, consultante RH en portage

Comment êtes-vous arrivé jusqu’au portage salarial ?

« Après un an d’interruption après un enfant, je n’avais pas envie de reprendre un CDI classique. J’ai donc commencé à travailler en freelance. On m’a alors parlé du portage salarial et j’ai trouvé l’idée intéressante. Lors de mon contrat suivant, j’ai parlé à l’entreprise qui me recrutait du portage et ils ont accepté. Voilà comment je me suis retrouvée en portage salarial. »

Quelles en sont les contraintes d’un point de vue personnel ?

« En fait, dans le secteur où je travaille (recrutement international), il n’y a pas de grande différence avec un CDI. Il faut toujours garder en tête le client. Il y a peut-être un peu plus de stress qu’en CDI pour mener à bien les missions. Il faut faire un double effort en tant que porté. On a plus de pression en étant encadre par la société de portage que quand on est indépendant. Il faut donc organiser son travail. »

Vous considérez-vous alors comme réellement indépendant ?

« Tout à fait, il n’existe pas vraiment de lien hiérarchique avec la société de portage. C’est un lien d’une autre nature. On travaille toujours dans l’autonomie, dans l’indépendance. C’est une logique de travail beaucoup plus dynamique qu’en tant que salarié en CDI, on ne tombe pas dans une habitude de travail. Le tout est de s’organiser personnellement, d’organiser son activité. Si on veut aller jusqu’au bout de cette logique, on peut par exemple prendre ses mercredis si son organisation est bonne. C’est moi qui décide comment je répartie mon travail. »

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